Rappelez-vous : le 14 juillet 1789

Publié le par citoyen 52

« Année 1789, l’année de la Révolution Française. C’était la réunion des Etats Généraux, l’année de la prise de la Bastille et puis le 18 brumaire (9-10 novembre) le coup d’état de Napoléon Bonaparte qui marquait la fin de l’Ancien Régime et le passage à une monarchie constitutionnelle puis à la Première République. Ce fut l’abolition des privilèges et la fin de l’absolutisme royal. »

Comment ne pas y faire référence aujourd’hui ? Comment ne pas souhaiter que l’histoire se répète une nouvelle fois ? Nous avons un monarque à la tête de l’Etat et des privilèges pour les nantis qui bénéficient chaque année du paquet fiscal ! Privilèges pour ceux qui détiennent les manettes du capital et qui amassent des fortunes colossales sans redistribuer ! Privilèges de ceux qui peuvent se soigner ! Privilèges encore pour les grands groupes pétroliers qui étranglent sans aucun scrupules les familles aux revenus modestes condamnées, par manque de moyens à se déplacer, pour le travail, pour l’école, pour faire garder les enfants, et j’en passe, dans des véhicules qu’il n’ont pas les moyens de changer. Et que dire des retraites ? Des privilèges ? On pourrait en faire une liste exhaustive !

Alors 1789, c’est bien loin ! Allons-nous nous réveiller ? Où est la contestation ? Entendons-nous la révolte gronder ? Les militaires sont menottés, bafoués, humiliés, forcés de saluer au défilé du 14 juillet une tribune officielle un Président Syrien qui a sans doute oublié l’assassinat de Rafic Hariri ! Merveilleux spectacle de ce jour censé symboliser les droits de l’homme !

En France, il n’y a presque plus personne dans les rues pour manifester. Le pouvoir rigole et fanfaronne. Les syndicats sont divisés et ne fédèrent plus autour de leurs revendications. Les citoyens s’apprêtent à mettre la tête dans le sable à la rentrée et à subir le joug de la dictature du progrès pour les riches. Le bulletin de salaire, les allocations chômage ne pourront plus être amputés d’une journée de grève sans mettre en péril les fins de mois déjà bien difficiles. Sans compter sur l’appétit des banquiers à s’engraisser sur le dos des plus pauvres qui sont condamnés dorénavant à faire les poubelles pour pouvoir se nourrir. Voilà. Il est là le scandale !!

 

Et on trouve, dans ce contexte, que Ségolène Royal a des mots durs avec Sarkozy ! Peut-être même qu’on lui reprocherait de lui manquer de respect !! Mais de qui se moque-t-on, à qui manque-t-on de respect ? On lui vandalise son appartement sans que la République s’en offusque, on lui dit qu’elle a « pété un câble », ou qu’elle perd le contrôle d’elle-même ! Alors, c’en est assez !

Ce pouvoir ne mérite aucun respect et Ségolène Royal a raison de dénoncer haut et fort ce qui se passe dans ce pays qui s’enfoncera, si nous ne réagissons pas, dans une récession sociale, économique et culturelle dont nous serons pas prêt de nous relever.

 

Jean-Pierre ALEXANDRE.

Publié dans Point de vue

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ALMAYRAC JEAN-LUC 03/02/2010 11:47


N'importe quoi !
le tableau de Delacroix est censé représenter les barricades de la révolution de 1848 (voir les misérables Gavroche etc...)et pas 1789
Du coup si vous tappez sur google révolution française 1789 vous êtes dirigé sur cette image.


furgole 14/07/2009 18:29

N'étant pas de nationalité française, je m'interroge toujours sur la symbolique de votre fête nationale : pourquoi célébrer le meurtre de quelques fonctionnaires handicapés, préposés à la garde d'une prison presque vide et qu'on allait désaffecter ?



Même si elle est étrange, cette célébration est sans doute prophétique. Car aujourd'hui, dans les zones de non-droit, les minorités visibles fêtent l'événement en tirant au mortier sur les fonctionnaires de la république.

Juste retour des choses ?