Les militants ça compte

Publié le par citoyen 52

new-019.gif



Royal veut "remettre en causecertains dogmes"

NOUVELOBS.COM | 25.06.2007 | 08:55

C'est ce qu'a déclaré l'ex-candidate PS à la présidentielle au 20h de TF1, en justifiant ses critiques sur le Smic à 1.500€ brut par mois et sur les 35 heures. Samedi, le Conseil national du PS, auquel elle n'a pas participé, a adopté le calendrier de rénovation du parti de François Hollande.

 

La socialiste Ségolène Royal, le 23 juin 2007 à Angles-sur-l'Anglin (AFP)

La socialiste Ségolène Royal, le 23 juin 2007 à Angles-sur-l'Anglin (AFP)

Ségolène Royal a appelé dimanche soir 24 juin sur TF1 le PS à avoir "le courage de remettre en cause certains dogmes et slogans", en justifiant ses critiques sur le Smic à 1.500 euros brut par mois et sur les 35 heures.
Interrogée sur ses déclarations critiques sur le Smic et les 35 heures contenues dans son programme présidentiel, Ségolène Royal a concédé que cela avait "surpris".
"Mais, a-t-elle dit, on ne peut plus présenter de projet par slogan". Pour elle, "la tâche des socialistes" est "de reconstruire un projet pour préparer l'alternance, et faire en sorte que chaque proposition annonce bien la façon dont elle est financée et dont elle est mise en oeuvre".
Ségolène Royal a appelé ainsi les socialistes à "avoir le courage de remettre en cause certains dogmes et slogans".
 
A propos du calendrier
 
Concernant son absence la veille au conseil national du PS, l'ex candidate PS à la présidentielle a mis en avant "des obligations dans sa région" et a jugé que "c'était bien de ne pas être là" pour que la "parole soit libre".
A propos du calendrier de rénovation du parti fixé samedi, elle a estimé que c'était "une bonne chose que le calendrier soit là", en ajoutant que "l'important" était de savoir "comment il serait rempli".
A cet égard, Ségolène Royal a appelé "tous les socialistes et tous ceux qui ont envie, à réfléchir" sur les questions comme le chômage, la dette, l'éducation, la recherche, et la façon "de lutter contre les inégalités et de réussir sa vie".
Pendant tout le week-end, Ségolène Royal et François Hollande ont débattu à distance, chacun campant sur ses positions.
Absente samedi à la réunion du Conseil national du PS, l'ex-candidate socialiste à l'Elysée a continué dimanche sur Canal + à prendre ses distances avec les dirigeants PS, en mettant l'accent sur la légitimité des militants, dont elle avait souhaité à plusieurs reprises qu'ils soient "consultés" sur le processus de rénovation.
 
"Je ne suis pas pressée, le PS n'est pas un objectif en soi"
 
Même si elle a pris acte du calendrier fixé par le CN, prévoyant un congrès après les municipales de 2008 et le maintien de François Hollande à la tête du PS d'ici là -"je ne suis pas pressée, le PS n'est pas un objectif en soi"-, Ségolène Royal a affirmé que le parti n'appartenait "pas à un groupe ou une minorité de personnes dirigeantes", mais "à tous les militants".
"Personne n'en est propriétaire, et certainement pas ceux qui sont à la tête des courants (...). La structuration par courant ou par conflit de personnes, souvent, a empêché les débats et la clarification des choix politiques", a dit Ségolène Royal.
"Il n'y a pas de minorité. Il y a des responsables élus par les militants et qui ont donc la légitimité pour diriger le parti", lui a répliqué peu après François Hollande, au "Grand jury" LCI/RTL/Le Figaro, en lui conseillant en outre "d'éviter de créer un courant autour de sa propre personne".
 
"Faire voter les militants"
 
Ségolène Royal a poussé ses feux, expliquant que pour "moderniser le PS", il fallait "avoir le courage de faire voter les militants pour structurer la nouvelle pensée politique du socialisme du XXIe siècle". Ce qui peut signifier un vote des militants lors de chaque convention thématique d'ici au congrès.
La veille, interrogé sur cette possibilité, François Hollande était resté évasif. "C'est possible, on verra", avait-il dit, soulignant toutefois que les militants "pourront délibérer au Congrès".
Dimanche, il a estimé que "les sondages ne peuvent pas être le seul indicateur pour désigner un candidat ou une candidate" à la présidentielle. "Il faut être capable de prendre plusieurs critères", a-t-il dit, rejoignant la critique sur l'utilisation de l'opinion contre le parti, que certains reprochent à Mme Royal.
Revendiquant les 17 millions de voix en sa faveur à la présidentielle, Ségolène Royal a confirmé son intention de poursuivre sa marche en avant "parce qu'une espérance s'est levée" à gauche avec elle. (avec AFP)
Publicité

Publié dans Articles de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
Il faut dire que la démarche de Ségolène Royal pour courageuse qu'elle soit devient difficilement compréhensible à moins qu'elle veuille au final faire un "putsh" au PS (ce que craignent certains vieux éléphants) de ce point de vue-là j'ai trouvé le commentaire de son "ex" tout à fait pertinente, on ne peut pas réclamer d'un côté la refondation et de l'autre faire cavalière seule en fondant tout ou presque sur sa personne<br /> <br /> çà va faire débat, j'en suis sûr mais c'est fait pour çà<br /> <br /> @ bientôt
Répondre
C
Je suis d'accord avec toi. Les militants sont un peu perdus. Il y a dilemme car faire un "push" au PS est risqué. Mais ne il faut peut-être passé par là. Sur qui Ségolène pourra-t-elle compter ? Il y a de nombreux nouveaux adhérents qui ont compris que la politique devait se faire autrement et aussi la nouvelle garde qui a toujours été mise sous l'éteignoir. Si Ségolène est sûre de pouvoir compter sur ce potentiel, alors je crois qu'il faut oser. Je ne suis pas un fin politologue mais j'ai tellement envie que ça change au PS !  Ségo a déclanché un élan et j'ai envie de croire à cet élan. La politique sur le terrain, au plus proche des gens va dans ce sens. Merci pout ton point de vue. A bientôt.