Jospin la honte !!!

Publié le par citoyen 52

PS
Les parlementaires PS s'insurgent
des propos de Jospin
NOUVELOBS.COM | 17.09.2007 | 13:30

Dans "L'impasse", un livre à paraître le 24 septembre, l'ancien Premier ministre décrit Ségolène Royal comme une "illusion". Les parlementaires PS regrettent les "querelles de personnes".

Lionel Jospin

Lionel Jospin

(Reuters)
Les parlementaires socialistes réunis à Paris lundi 17 septembre ont vivement réagi aux attaques de Lionel Jospin contre Ségolène Royal. La plupart, à l'instar du numéro un du parti, François Hollande, ont appelé à en finir avec "les querelles de personnes".
Dans "L'impasse", son ouvrage à paraître le 24 septembre chez Flammarion, l'ancien Premier ministre socialiste lance de vives critiques contre l'ex-candidate à la présidentielle, Ségolène Royal. Des extraits du livre sont publiés lundi par Libération dans lesquels il qualifie la présidente de la région Poitou-Charentes de "candidate qui était la moins capable de gagner" et, surtout, "une illusion".
Le candidat malheureux à la présidentielle de 2002 affirme que Ségolène Royal n'était pas en mesure de l'emporter "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires, et de ses insuffisances, réelles". Selon lui, Ségolène Royal aurait notamment commis l’erreur, d'être "enfermée dans un face-à-face narcissique avec l’opinion".
Il juge également que Ségolène Royal est "une personnalité (qui) n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle".

"Des amertumes qu'on ressasse"

Selon lui, elle est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle" de secrétaire national du PS. "Avoir commis une erreur (en la désignant) ne justifie pas qu'on la réitère" affirme-t-il.
Pour François Hollande, "les questions de personnes aujourd'hui doivent être mises de côté". "On a perdu trois présidentielles de suite. C'est suffisamment grave pour" qu'on se mette en ordre de bataille "pour maintenant être capable de les gagner", a-t-il déclaré à son arrivée à la journée parlementaire PS.
"La rénovation du parti, ce ne sont pas seulement des règlements de compte entre amis, des amertumes qu'on ressasse", a réagi le président du groupe PS à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault, en regrettant que ces "polémiques" ne "facilitent pas le travail des socialistes".
"Si tous les mois, on remet un euro dans la machine, on ne va pas s'en sortir. C'était une parole qui était attendue, elle est connue. Ce n'est pas Ségolène Royal seule qui explique qu'on ait perdu. Si on devait s'arrêter à cela, ce serait une contribution incomplète", a estimé Benoît Hamon, secrétaire national du PS.
Plus virulent, Arnaud Montebourg a dénoncé des "déballages" et "histoires d'orgueil". "Je ne comprends pas cette maladie des socialistes à s'autodétruire. Je regrette que Lionel Jospin ait lui aussi fait son livre, il y en avait déjà assez", a-t-il dit.

"Aigreur"

Proche de Dominique Strauss-Kahn, ancien rival de Ségolène Royal, Jean-Marie Le Guen a regretté des propos "exagérés" et "totalement inopportuns" de la part de Lionel Jospin. "C'est une erreur de focaliser trop sur la responsabilité de la candidate" plutôt que de s'atteler à "rénover le logiciel".
La députée Delphine Batho, qui a succédé à Ségolène Royal dans les Deux-Sèvres, a dénoncé "l'aigreur" qui a "guidé la plume" de Lionel Jospin. "Plutôt que de la violence, je sens de l'aigreur ainsi qu'une conception aristocratique de la vie politique", a réagi Delphine Batho.
"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne présidentielle. Les divisions nous ont fait mal", a-t-elle ajouté.

"Ca fait mal à toute la gauche"

"Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement en un seul mot: l'aigritude", a renchéri Gaétan Gorce, lui aussi proche de Mme Royal. "Il faut sortir de l'amertume. Ce genre d'expression fait mal à toute la gauche. Je me mets à la place de tous ceux qui peuvent découvrir ce genre de déclarations ce matin et qui doivent être complètement accablés. Il faut un changement radical des pratiques et des équipes", a insisté le député de la Nièvre.
Ancien directeur de campagne de la candidate, Jean-Louis Bianco a regretté des paroles "dictées par le fiel et la rancoeur" qui vont "nous faire perdre du temps dans le travail de la rénovation du PS". "Celui qui n'a pas été capable d'être présent au second tour en 2002 n'est pas forcément le mieux placé pour donner des leçons", a-t-il lâché.
"On ne peut pas rester à cette explication '2002, c'est la faute des autres' et '2007, c'est la faute de la candidate'", a estimé Jean-Jack Queyranne, autre proche de Ségolène Royal.
Publicité

Publié dans Articles de presse

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article