Sarkozy bombe le torse face aux grévistes

Publié le par citoyen 52

Par Julien Martin (Rue89)   20/11/2007

Fermeté et unité. Accompagné de tout le gouvernement, le Président a choisi la force mardi soir en réponse à la rue. "On ne cédera pas et on ne reculera pas", a-t-il asséné. Muet depuis une semaine et le début de la contestation sociale, Nicolas Sarkozy est sorti de son silence à l'occasion d'un discours devant l'Association des maires de France:


Sarkozy bombe le torse face aux grévistes
envoyé par rue89

Régimes spéciaux de retraite, autonomie des universités, refonte de la carte judiciaire... le chef de l'Etat a égrainé une à une les réformes qu'il entend faire passer. Avant de rejouer le couplet de la "rupture":

"La rupture, c'est un mot que j'ai promis pendant la campagne présidentielle. Les Français m'ont donné mandat de l'accomplir."

La plupart des ministres présents ont eu droit à son clin d'oeil. Traduire: tout le monde doit mettre la main à la pâte. Manquaient tout de même à l'appel Fadela Amara, mais surtout Xavier Bertrand et François Fillon. La présence du ministre du Travail ailleurs qu'autour d'une table des négociations aurait fait mauvais effet. Quant au Premier ministre, son absence n'intrigue pratiquement plus.

Prenant clairement partie pour les "millions de Français" qui "sont exaspérés d'avoir le sentiment justifié d'être pris en otage", le Président s'est montré comminatoire: "Il faut savoir terminer une grève." Les Français qui ont défilé, "la minorité" selon ses mots, devront repasser...

Quelle valeur enfin accorder à sa promesse de rester "ouvert parce que c'est [son] devoir" quand il affirme juste avant que "la réforme se fera, que nul n'en doute"?

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Publié dans Articles de presse

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