Prenons le meilleur de chaque courant
Ségolène Royal prône "un dépassement du PS"
NOUVELOBS.COM | 04.12.2007 | 09:38
Se référant à "la gauche italienne", l'ex-candidate socialiste pense que le parti doit prendre le meilleur "de chaque courant", du MoDem aux altermondialistes, en passant par l'extrême-gauche.
Ségolène Royal, en juin 2007 (Sipa)
"Le PS peut redevenir une force centrale capable d'associer les différents courants en fonction des sujets traités", a déclaré Ségolène Royal, en se référant à la gauche italienne qui s'est unie au sein d'une même formation allant des anciens communistes au parti centriste de La Marguerite, tous membres de la coalition de Romano Prodi au pouvoir.
"Je pense que nous devons aller dans cette direction. Il faut inventer un dépassement du PS, des coalitions, des ouvertures", a-t-elle affirmé.
"L'impartialité de l'Etat"
Le débat s'est tenu au Théâtre du Rond-Point à Paris en compagnie des socialistes Manuel Valls, François Rebsamen et Henri Weber, d'Alain Krivine, fondateur de la LCR, et de Bruno Julliard, président de l'UNEF.
Selon Ségolène Royal, pour réussir cette entreprise, la gauche doit "prendre ce qu'il y a de plus utile dans chaque courant" de pensée. Elle a cité le thème de "l'impartialité de l'Etat" cher au président du MoDem François Bayrou et "l'altermondialisme" qui "a raison sur la question de l'aide au développement".
"Besoin de radicalité"
La présidente du Poitou-Charentes a aussi jugé que l'on a "besoin de la radicalité sur certains sujets". "J'imagine la radicalité dans la défense de la protection sociale, dans la lutte contre les franchises médicales, dans la défense des services publics (...), dans la question des banlieues", a-t-elle précisé sous des applaudissements.
"Entre les idées de François Bayrou et d'Olivier Besancenot, je ne fais pas le choix", a résumé Ségolène Royal.
Elle a, en revanche, estimé que "c'est par le compromis social qu'on arrivera à garantir les progrès sociaux", citant "l'entreprise" comme terrain possible.
"Un dérapage vers la droite"
Ségolène Royal a affirmé la nécessité de dégager "des convergences d'efficacité en attendant d'autres étapes", se référant au nouveau traité institutionnel européen voulu par Nicolas Sarkozy et qu'elle a approuvé.
Pour Ségolène Royal, "la rénovation" du PS ne consiste pas à faire "un dérapage vers la droite, à faire comme si une gauche plus à droite serait plus efficace qu'une gauche à gauche".
Elle a aussi estimé qu'"il faut peu de chose pour que le PS donne envie d'y adhérer".
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