Charlemagne a été élu....
(extrait du forum "Désirs d'avenir")
Charlemagne a été élu...
Nicolas Sarkozy, hier lors se son show (car il s'agissait bien d' un show quelque peu vengeur à l' encontre de ces journalistes dont il est persuadé d' être la cible; peut être ne lit-il que Libération et le Canard...), a donc ridiculisé Laurent Joffrin (Libé) qui est le seul, je dis bien LE SEUL, à avoir posé une question un peu plus iconoclaste que les autres, toutes très convenues et attendues.
Le Président, sûr de lui puisque certain de ne pas être contredit (c' est la règle de ces conférences de presse dont la "rupture" exigerait qu' on en changeât la donne) s' est alors lancé dans une réponse de 7 minutes, sa plus longue de toutes, pour clouer au pilori l' outrecuidant ayant osé braver le Prince. Outrecuidant sujet bousculant les règles, crime de lèse-majesté!
Sa réaction avait pour objet de démontrer qu' en rien il n' y avait au sommet de l' Etat de dérive monarchiste. Pourtant c' est tout le contraire que le Président donna à entendre pendant ces 7 longues minutes. En effet, tel un Louis XIV mettant de son coté les rieurs, il prit un malin plaisir à démolir méthodiquement:
- le journaliste, coupable de poser une question qui n' aurait pas du l' être
- l' homme jeté en pature au milieu de "confrères" bien peu solidaires
Pire encore, et toujours sans que pût l' interrompre ou le contredire, il enfila quelques bourdes pour le moins monumentales! (Il y en eut d' ailleurs plus en deux heures que Ségolène Royal n' en commit en un an). J' en relèverai trois:
- "La monarchie est héréditaire". Il faudra alors, et ce n' est qu' un exemple, que le Président nous explique de qui Charlemagne (ce n' est pas rien) hérita du trône... De personne puisque Charles (futur Charlemagne) et son frère Carloman Ier sont tous deux élus rois, le 9 octobre 768, par une assemblée populaire. Il y a d' autres exemples dans l' Histoire. La Monarchie, quand elle n' est pas parlementaire, c' est le pouvoir dont tous les leviers sont aux mains d' un seul, au service d' un seul et de sa classe sociale. La leçon d' Histoire du Président est pourtant passée comme une lettre (de cachet?) à la poste
- La transparence: comme par un fait exprès, on apprend aujourd' hui que le Président a eu un léger problème de santé dont personne n' a rien su (en octobre). La transparence serait donc, comme toujours, sélective
- "Je mets au défi quiconque de trouver quand j' ai dit que le Premier Ministre était un collaborateur": Hélas, là encore, et sans que personne ne puisse dire mot, tous les journalistes présents ont retrouvé la source (voir Sud Ouest)
Enfin, il y eut l' omission: quid du pouvoir d' achat? "Je serai le Président du pouvoir d' achat". Monsieur le Président, vous glissez lentement mais surement vers la Présidende de l' intention du pouvoir d' achat, de l' intention tout court...
Sans que personne ne puisse vous répondre...pour le moment
Chris
Charlemagne a été élu...
Nicolas Sarkozy, hier lors se son show (car il s'agissait bien d' un show quelque peu vengeur à l' encontre de ces journalistes dont il est persuadé d' être la cible; peut être ne lit-il que Libération et le Canard...), a donc ridiculisé Laurent Joffrin (Libé) qui est le seul, je dis bien LE SEUL, à avoir posé une question un peu plus iconoclaste que les autres, toutes très convenues et attendues.
Le Président, sûr de lui puisque certain de ne pas être contredit (c' est la règle de ces conférences de presse dont la "rupture" exigerait qu' on en changeât la donne) s' est alors lancé dans une réponse de 7 minutes, sa plus longue de toutes, pour clouer au pilori l' outrecuidant ayant osé braver le Prince. Outrecuidant sujet bousculant les règles, crime de lèse-majesté!
Sa réaction avait pour objet de démontrer qu' en rien il n' y avait au sommet de l' Etat de dérive monarchiste. Pourtant c' est tout le contraire que le Président donna à entendre pendant ces 7 longues minutes. En effet, tel un Louis XIV mettant de son coté les rieurs, il prit un malin plaisir à démolir méthodiquement:
- le journaliste, coupable de poser une question qui n' aurait pas du l' être
- l' homme jeté en pature au milieu de "confrères" bien peu solidaires
Pire encore, et toujours sans que pût l' interrompre ou le contredire, il enfila quelques bourdes pour le moins monumentales! (Il y en eut d' ailleurs plus en deux heures que Ségolène Royal n' en commit en un an). J' en relèverai trois:
- "La monarchie est héréditaire". Il faudra alors, et ce n' est qu' un exemple, que le Président nous explique de qui Charlemagne (ce n' est pas rien) hérita du trône... De personne puisque Charles (futur Charlemagne) et son frère Carloman Ier sont tous deux élus rois, le 9 octobre 768, par une assemblée populaire. Il y a d' autres exemples dans l' Histoire. La Monarchie, quand elle n' est pas parlementaire, c' est le pouvoir dont tous les leviers sont aux mains d' un seul, au service d' un seul et de sa classe sociale. La leçon d' Histoire du Président est pourtant passée comme une lettre (de cachet?) à la poste
- La transparence: comme par un fait exprès, on apprend aujourd' hui que le Président a eu un léger problème de santé dont personne n' a rien su (en octobre). La transparence serait donc, comme toujours, sélective
- "Je mets au défi quiconque de trouver quand j' ai dit que le Premier Ministre était un collaborateur": Hélas, là encore, et sans que personne ne puisse dire mot, tous les journalistes présents ont retrouvé la source (voir Sud Ouest)
Enfin, il y eut l' omission: quid du pouvoir d' achat? "Je serai le Président du pouvoir d' achat". Monsieur le Président, vous glissez lentement mais surement vers la Présidende de l' intention du pouvoir d' achat, de l' intention tout court...
Sans que personne ne puisse vous répondre...pour le moment
Chris
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