Sanctionner le pouvoir parce qu'il dit "tout et son son contraire"

Publié le par citoyen 52

Nicolas Sarkozy ne fonctionne que par coups médiatiques, « des fumigènes » comme il les appelle. Mais ce qui a été annoncé en grande pompe un jour peut aussitôt être contredit. La cohérence n’est pas le souci majeur du président. Un exemple parmi d’autres : les 35 heures. Lors de sa conférence de presse du 8 janvier, il annonce sa volonté d’y mettre fin dès 2008. Levée de boucliers immédiate des syndicats et de certains parlementaires. Résultat, dès le lendemain, Nicolas Sarkozy revient, sans rougir, sur sa déclaration, assurant ne pas vouloir « supprimer la durée légale du temps de travail ». Véritable girouette, le chef de l’Etat n’est pas avare de ce type de volte-face. Ministre de l’Intérieur, il avait supprimé la police de proximité, l’accusant de tous les maux. Cinq ans plus tard, son gouvernement l’instaure de nouveau, sous une autre appellation pour tenter de faire illusion. La « polprox » devient ainsi « unités territoriales de quartier ». Mais sur le fond, il s’agit du même dispositif.

Autant de contradictions qui donnent l’impression que Nicolas Sarkozy navigue à vue et manœuvre au gré des sondages d’opinion. Quand une annonce est mal reçue, il met en place une commission pour calmer le jeu, faisant ainsi sienne la phrase d’Edgar Faure : « Pour enterrer un dossier, créer une commission. »

(D'après l'Hebdo des Socialistes)

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