Assistantes parlementaires de Ségolène - Cour d'Appel de Rennes

Publié le par citoyen 52

A propos de la décision de la Cour de Rennes, communiqué de Me Jean-Pierre Mignard.

Les commentaires sur la décision de la Cour d’Appel de Rennes donnant raison à deux anciennes assistantes parlementaires de Ségolène ROYAL omettent que les deux personnes concernées ont été payées durant toute la période de la campagne électorale, et au-delà, au titre de leur préavis. Elles ont été embauchées immédiatement par le suppléant de Ségolène ROYAL. La Cour a d’ailleurs repoussé fermement leurs demandes astronomiques de dommages et intérêts. La bonne foi de Madame ROYAL est ainsi reconnue. Voilà pour le préjudice.

La question qui a fait débat était celle de la légalité d’un deuxième salaire et d’un deuxième contrat se superposant au premier. L’imbroglio invraisemblable du statut des assistants parlementaires en période de campagne électorale a contribué à obscurcir un litige systématiquement et publiquement utilisé contre Ségolène ROYAL depuis 10 ans entravant tout rapprochement des positions. Les ex assistantes n’ont d’ailleurs obtenu en définitive que ce que leur proposait Ségolène ROYAL un an après la fin de leur mission. Quel moteur derrière cette interminable bataille judiciaire ? Quel objectif recherché ?

Les lacunes pénales ont notamment débouté par deux fois, en des termes particulièrement sévères, les assistantes qui étaient allées jusqu’à porter plainte contre Ségolène ROYAL. Par deux fois encore les Conseillers des prud’hommes et les magistrats de la Chambre sociale de la Cour d’Appel de Poitiers ont donné raison à l’argumentation de Ségolène ROYAL. C’est dire la complexité de la question de droit.

Ceci explique pourquoi un langage commun a été impossible à trouver durant tout ce temps. L’une des deux personnes était devenue, il est vrai, assistante d’un parlementaire UMP et a même publié un virulent contre Ségolène ROYAL durant la campagne électorale, amplement relayé sur les sites de l’UMP.

 

Dix ans après, et pour sortir de ce maquis impénétrable, les juges font supporter à Ségolène ROYAL les vides du statut des assistants parlementaires. C’est au plus fort d’en faire les frais semblent dire les juges. C’est peut-être le seul raisonnement d’équité dans ce qui restera l’exploitation politicienne d’une question judiciaire insoluble.

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Publié dans Communiqués

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Depuis que certains députés UMP se sont fait une joie de rapporter les propos de Nicolas Sarkozy sur la presse, il ne s'est pas passé une journée sans qu'un médium ne se fasse l'écho de cette nouvelle.<br /> Notre petit Nicolas trouve donc que la presse, Le Parisien, l'Express, le JDD et Marianne en particulier, ne parle pas assez de lui en bien et pas assez de Ségolène Royal en mal.<br /> <br /> Il n'y a pas besoin d'être Nicolas Sarkozy pour comprendre que la presse, qu'elle soit une presse d'opinion ou une presse "populaire", repond essentiellement à des critères de diffusion et non pas à des critères politiques.<br /> Les recettes des journaux proviennent essentiellement de deux sources : les ventes proprement dites et la publicité, dont les tarifs sont fixés en fonction de la diffusion du journal.<br /> Pour être vendu et largement diffusé, il faut avoir des sujets très largement porteurs et, n'en déplaise au locataire de l'Elysée, vanter la réussite de sa politique n'est pas un sujet porteur.<br /> <br /> Les français, très majoritairement, considèrent que la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement est un échec. Point ! Les journaux, même si leurs propriétaires sont des amis du président, ne parlent donc pas en bien du président et de sa politique, voir n'en parlent pas du tout.<br /> Bien sur, ces mêmes journaux auraient pu, comme le président le souhaiterait, parler de Ségolène Royal en mal, suite à sa condamnation en appel pour non versement de salaire. Mais ce sujet n'est pas porteur non plus, alors, les journaux n'en parlent pas... L'AFP non plus !<br /> <br /> Est-on en train de vivre un changement majeur dans la façon qu'on les médias d'aborder la politique, quelques soient les propriétaires des médias en question ?<br /> Ce soir, TF1 diffusait un reportage sur une initiative du Conseil Général de Poitou Charente, dont la présidente est Ségolène Royal. Ce sujet parlait des micros-crédits accordés à des personnes en difficultés, dont les intérets sont pris en charge par le Conseil Général. Avec une courte intervention de Ségolène Royal, le reportage était plutôt positif par rapport à cette initiative.<br /> <br /> Alors, TF1 n'est plus TéléSarkozy ? Disons que TF1, dirigée par Nonce Paolini, sait qu'un sujet comme celui sur le micro crédit est plus fédérateur qu'un nouveau reportage sur la mise au programme scolaire de primaire de l'esclavage (dont on sait qu'il existait déjà, et que Sarkozy invente à nouveau l'eau chaude...). Un sujet comme celui là évite que les téléspectateurs ne quittent le journal pour une autre chaine.<br /> <br /> Nicolas Sarkozy va donc découvrir que, sauf miracle, ses amis sont plus intéréssés par leurs profits que par ses idées. Mais ce n'est que justice... Il ne restait qu'un seul français à ne pas l'avoir compris, et c'était malheureusement le président.
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