Modèle social : le pire est à venir

Publié le par citoyen 52

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Les chômeurs, tous des fraudeurs ?

Nicolas-Sarkozy.gifDes sanctions lorsqu'un demander d'emploi refuse deux offres valables"

C'est un des grands classiques de la droite : prendre un fait divers, ici quelques anecdoctes sur des fraudeurs, pour une réalité générale.
Pour Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises, "dès lors qu'on parle de sanctions, c'est qu'on admet l'existence d'une fraude de masse". Le député socialiste rappelle que la moitié des chômeurs ne sont pas indemnisés et qu'il n'y a donc rien à frauder pour eux. Qua- à ceux qui sont indemnisés, ils touchent en moyenne moins de 70 % du smic. "C'est beaucoup plus facile pour un responsable politique de sanctionner des chômeurs que de créer des emplois." Les personnes à la recherche d'un emploi sont ainsi largement stigmatisées, le terme de chômeur devenant synonyme de paresse. Pour Michel Sapin, le gouvernement persiste à vouloir faire croire que le chômeur ne fait rien parce qu'il ne veut rien faire. "Il faut lutter contre les fraudes mais ne jamais laisser penser que les chômeurs sont danc cette situation parce qu'ils l'ont souhaité".

Service public : la fin de la fonction publique ?

Nicolas-Sarkozy.gif"Le moment est venu de refonder l'Etat, de refonder le service public, de refonder la fonction publique"

Nicolas Sarkozy a promis de "refonder la fonction publique". Pour cela, il a dû dresser un tableau sombre de la situation, "le malaise est partout", réaffirmant vouloir "moins de fonctionnaires, mieux payés". Le chef de l'Etat confirme sa volonté de ne pas remplacer à terme un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, propose d'introduire une rémunération au mérite et que les "nouveaux entrants" puissent choisir "entre le statut de fonctionnaire et un contrat de droit privé négocié de gré à gré". Cette innovation revient, pour Christian Martin, le spécialiste de la question au PS, à "en finir avec les principes mêmes de la fonction publique : neutralité, indépendance et recrutement par concours". De plus, la négociation des contrats, laissant le fonctionnaire seul face à la machine administrative", aura pour but d'individualiser les rapports sociaux. Au nom d'un soi-disant pragmatisme, Nicolas Sarkozy veut faire "exploser" les principes du statut général de la fonction publique, source selon lui, de tous les maux de l'administration. 

Pour Christian Martin, cette réforme n'est qu'une illusion. Pour la réduction des dépenses de l'Etat, les chiffres parlent d'eux-même. Selon Eric Woerth, ministre de la Fonction publique, les économies à attendre du non-remplacement des fonctionnaires partant à la retraite "rapporteront de 700 à 800 millions d'euros en année pleine". Sachant qu'en théorie, la moitié sera affectée aux rémunérations des fonctionnaires (sous forme de mesures catégorielles), l'économie nette est de 400 millions, soit près de 40 fois moins que ce coûte le paquet fiscal. Le secrétaire national du PS à la fonction publique dénonce "un manque clair de vision pour l'avenir". "Nous devons repenser notre système, et moderniser l'Etat sans à priori, et pour cela nous devons être à l'écoute des fonctionnaires et des usagers".

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Publié dans Extraits de l'Hebdo

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