Sactionner le pouvoir parce que la République des conseillers est anti-démocratique
Réformer la Vème République pour « donner plus de pouvoir au Parlement ».
Nicolas Sarkozy s’y est engagé. Pourtant, sa pratique du pouvoir va à l’encontre de cette intention. Presque toutes les décisions sont prises à l’Elysée où les conseillers du chef de l’Etat sont tout-puissants. Notamment le triumvirat : Henri Guaino, conseiller spécial du président, Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée et Emmanuelle Mignon, directrice de cabinet. Une concentration du pouvoir qui s’exerce au mépris du fonctionnement institutionnel.
Dans les faits : le gouvernement déclare l’urgence sur la quasi-totalité des textes. Résultat : ils ne sont lus qu’une fois au lieu de deux par les députés et les sénateurs.
Autre signe de mépris : la présence intrusive des conseillers à l’Assemblée et les convocations de députés. La colère gronde même sur les bancs de l’UMP.
(Hebdo des Socialistes)