Sanctionner le pouvoir parce qu'il pille la fonction publique

Publié le par citoyen 52

plan-de-rigueur.jpgSuppressions. Réductions. Deux mots pour résumer le programme du gouvernement à l’égard de la fonction publique. Objectif affiché : le non remplacement d’un fonctionnaire sur trois dès 2008, soi 22 900 postes qui partent en fumée, et d’un fonctionnaire sur deux en 2009. Le candidat Sarkozy l’avait promis. Le gouvernement exécute. A commencer par Xavier Darcos, le zélé ministre de l’Education Nationale. Non content d’avoir annoncé la suppression de 12 000 postes pour la rentrée 2008, il compte en liquider 7 000 de plus dès septembre 2007. Comment peut-il ensuite prétendre qu’il veut réformer l’école en réduisant aussi drastiquement les moyens ? Mais d’autres ministères sont également dans la ligne de mire, notamment la Défense et l’Intérieur. Là aussi, les suppressions devraient aller bon train.

 

Mais Nicolas Sarkozy et le gouvernement ne veulent surtout pas que les fonctionnaires se méprennent. Il ne s’agit pas d’un « plan de rigueur » comme Christine Lagarde avait osé le dire mais d’un « plan de revalorisation ». Et pour rendre le service public plus efficace, la fine équipe a plus d’un tour dans son sac. Parmi les idées avancées par le chef de l’Etat : la rémunération au mérite, la possibilité de quitter la fonction publique contre un « pécule » - une sorte de chèque départ - ou encore permettre aux nouveaux entrants de choisir, pour certains emplois évidemment non précisés, entre le statut de fonctionnaire ou un contrat de droit privé. Pour Christian Martin, secrétaire national du PS à la Fonction publique, ces pistes riment clairement avec « la fin des garanties collectives attachées au contrat de travail et le démantèlement progressif du statut de la fonction publique, lequel protège par l’indépendance et la neutralité les usagers et les citoyens et no pas les fonctionnaires. »

Ce ne sont certainement pas ces mesures qui vont augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Or, selon les syndicats, il aurait baissé de 10 % depuis 2000. Mais sur ce point, étrangement, Nicolas Sarkozy n’a pas de propositions.

(Hebdo des Socialistes)

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