Sanctionner le pouvoir parce qu'il verrouille les médias
Entouré d’amis comme Arnaud Lagardère (Paris Match, le JDD ou Europe 1), Derge Dassault (Le Figaro), Martin Bouygues (TF1) ou Vincent Bolloré (Matin plus et Direct 8), Nicolas Sarkozy ne se gêne pas pour exercer son contrôle sur les médias. De nombreux journalistes et hommes politiques de gauche avaient tiré la sonnette d’alarme pendant la campagne présidentielle. Les faits leur ont donné raison. Le 13 mai, comme le résume la Société des journalistes du JDD, dans une tribune, « un très court article révélant que Cécilia Sarkozy n’avait pas voté au second tour de l’élection présidentielle n’est pas paru dans Le Journal du Dimanche. Suite à une intervention du propriétaire du JDD (Arnaud Lagardère), qu’il nie, le directeur de la rédaction a finalement décidé de ne pas publier cette information ». Censure, retouche, réécriture, Nicolas Sarkozy ose tout. Dernier exemple en date : son mea culpa sur sa vive réaction Salon de l’Agriculture, dans Le Parisien. Le Président l’a ajouté après relecture, selon Dominique de Montvalon, directeur de la rédaction.
(Extrait de l'Hebdo des Socialistes)