Sanctionner le pouvoir parce qu’il fait payer les malades pour d’autres malades

Publié le par citoyen 52

Depuis le 1er janvier 2008, les Français payent, parfois sans le savoir, un nouvel impôt : la franchise médicale. Ce prélèvement indirect, puisque la collecté lors de dépenses de santé, doit servir à financer les maladies liées à l’âge. Conséquence : les malades doivent donc payer pour d’autres malades.

 

Le démantèlement de notre système social est en marche, et avec cette nouvelle trouvaille, Nicolas Sarkozy touche encore une fois les plus faibles. Lors de la campagne présidentielle, François Hollande mettait déjà en garde : « Méfiez-vous de ces franchises qui ne sont pas sincères ». C’est aujourd’hui chose faite, et le pouvoir en place donne le coup de grâce au principe d’assurance-maladie solidaire hérité du pacte de 1945.

 

Le principe des franchises est simple : une retenue de 50 centimes d’euros sur chaque boîte de médicaments, sur chaque acte infirmier, sur chaque prise de sang, et une retenue de 2 euros sur chaque transport sanitaire, pour tous les assurés. Pour l’instant, ces prélèvements ne pourront excéder plus de 50 euros par an, mais ce plafond risque au vu des déficits, d’être augmenté. Cette mesure vient s’ajouter au forfait de 50 euros par an sur les consultations médicales, déjà en vigueur depuis la réforme Douste-Blazy de 2005.

 

A l’annonce de la mise en place de ces franchise, le gouvernement avait tenté de rassurer les ménages les plus modestes en exemptant les enfants, les femmes enceintes et les personnes vivant avec moins de 610 euros par mois. Pourtant, le seuil de pauvreté en France est de 817 euros par mois !

Alors le déficit de la sécurité sociale atteint cette année les 12 milliards d’euros, ces franchises ne devraient pas rapporter plus de 850 millions d’euros par an. Les franchises médicales sont donc non seulement injustes mais aussi parfaitement inefficaces.

(Hebdo des Socialistes)

Publicité

Publié dans Sanctionner le pouvoir

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article