Sanctionner le pouvoir parce qu'il met en oeuvre une justice VIP pour les patrons.
Dans le rapport rendu le 20 février par cette commission, les conclusions appellent à « une remise au goût du jour » du délai de prescription dans le cadre des abus de biens sociaux. Si une telle mesure avait été prise plus tôt, les dossiers de l’affaire Elf ou des marchés truqués d’Ile-de-France n’auraient jamais pu être instruits.
Pourtant, lors de son discours fleuve à Versailles, le 14 janvier 2007, le candidat Sarkozy n’avait-il pas appelé de ses vœux « une démocratie irréprochable » ? Ne déclarait-il pas encore : « Nous ne pouvons nous montrer complaisants avec le développement de fraudes, des abus et des gaspillages qui sont une insulte au travail des Français ? »
Manifestement, Nicolas Sarkozy a jugé plus important de rénover l’ascenseur à ses puissants amis du patronat français. Quand Vincent Bolloré devient l’agence de voyage du président ou qu’Arnaud Lagardère, « frère » du chef de l’Etat autocensure ses titres de presse pour les rendre sarko-compatibles, on est en droit de s’interroger sur les contreparties. Cette refonte du droit des affaires devait, à n’en pas douter, faire partie de la note….
(D'après l'Hebdo des Socialistes)