Sanctionner le pouvoir parce qu'il met en oeuvre une justice VIP pour les patrons.

Publié le par citoyen 52

 

Il y a des coïncidences fâcheuses. Octobre 2007, quelques heures après la révélation dans la presse d’un délit d’initié massif chez les actionnaires et les dirigeants d’EADS, le gouvernement met en place un groupe de réflexion sur la dépénalisation du droit des affaires. Nicolas Sarkozy qui n’a jamais caché sa proximité avec les grands patrons déclare cette fois, avec force, sa flamme aux pointures du CAC 40 : « La pénalisation de notre droit des affaires est une grave erreur, je veux y mettre un terme » déclarait-il lors de l’université d’été du Medef en août dernier.

 

 

Dans le rapport rendu le 20 février par cette commission, les conclusions appellent à « une remise au goût du jour » du délai de prescription dans le cadre des abus de biens sociaux. Si une telle mesure avait été prise plus tôt, les dossiers de l’affaire Elf ou des marchés truqués d’Ile-de-France n’auraient jamais pu être instruits.

 

Pourtant, lors de son discours fleuve à Versailles, le 14 janvier 2007, le candidat Sarkozy n’avait-il pas appelé de ses vœux « une démocratie irréprochable » ? Ne déclarait-il pas encore : « Nous ne pouvons nous montrer complaisants avec le développement de fraudes, des abus et des gaspillages qui sont une insulte au travail des Français ? »

Manifestement, Nicolas Sarkozy a jugé plus important de rénover l’ascenseur à ses puissants amis du patronat français. Quand Vincent Bolloré devient l’agence de voyage du président ou qu’Arnaud Lagardère, « frère » du chef de l’Etat autocensure ses titres de presse pour les rendre sarko-compatibles, on est en droit de s’interroger sur les contreparties. Cette refonte du droit des affaires devait, à n’en pas douter, faire partie de la note….

(D'après l'Hebdo des Socialistes)

Publicité

Publié dans Sanctionner le pouvoir

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article